11
Février
2019
|
16:00
Asia/Baku

Un Arocs 8x8 taillé pour la carrière

Résumé
  • Arocs 8x8 au format « XXL »

  • Caractéristiques remarquables, maximum d’équipements

  • Camion polyvalent : il roule sur route !

  • Uptime et FleetBoard

Montigny-le-Bretonneux – Une cabine orange. Des pare-chocs noirs. Des pneus tout-terrain de belle taille. Une benne, couleur cabine, au format « XXL » et taillée en hardox. Cet Arocs 4151 8x8, vendu par le distributeur caennais Divinor – installé à Frénouville au sud de Caen -, a beaucoup de mal à ne pas retenir l’oeil ! Et c’est dans une carrière normande que cet Arocs bien particulier travaille depuis peu, en compagnie de son parfait jumeau d’ailleurs.

Full options

Penchons-nous de manière plus approfondie sur ses caractéristiques étonnantes. A la base, il s’agit donc d’un Arocs 4151, un camion dédié au BTP – châssis taillé pour la contrainte des chantiers - et équipé du classique 6 cylindres en ligne maison de type OM471, d’une cylindrée de 12,8 litres développant 375 kW/510 chevaux. Pour la transmission, l’entreprise exploitante a choisi une version 4 essieux à toutes roues motrices (8x8) associée au système TRC – Turbo Retarder Clutch –, couplant les fonctions d’un embrayage de démarrage hydrodynamique et d’un ralentisseur primaire. La monte pneumatique est typée chantier. La benne est, elle aussi, remarquable. Signée du carrossier Sodecc – Société Ornaise de Chaudronnerie Carrosserie - installé à Gacé (Orne), sa taille est adaptée aux besoins du carrier – 30 tonnes -, tout comme son profil et le matériau choisi pour sa construction, du Hardox 500, acier résistant à l’abrasion.

Carrière et route

Avec son jumeau, cet Arocs 4151 8x8 travaille dans une carrière normande au transport de calcaire. A son quotidien, de classiques cycles chargement/déchargement entre le lieu de l’extraction et le silo du concasseur. A chacun de ces cycles de 6 kilomètres, 30 tonnes de matériau – la charge utile de l’Arocs -, à raison de 5 à 6 tournées chaque heure. Bref, ce duo ne chôme pas. Avec, à terme, l’objectif de rouler au plus près des 8 heures légales quotidiennes… Pour la « petite » histoire, ces deux Arocs sont amenés à remplacer un tombereau de 60 tonnes, plus onéreux que ce duo, à l’achat comme à l’entretien.

Au contraire des « classiques » tombereaux utilisés dans cette carrière normande, obligés de se faire transporter en convoi exceptionnel lors des transferts entre sites d’extraction, notre duo d’Arocs est immatriculé, donc autorisé à rouler sur route ouverte, selon la réglementation des convois exceptionnels de 1ère catégorie, moins contraigants. D’où la casquette de benne repliable, afin de rendre visible les obligatoires gyrophares. Et évidemment avec l’obligation de remettre en place la barre anti-encastrement et les feux arrière, ôtés en exploitation en carrière.

Uptime et FleetBoard

La recherche du coût minimum est, aujourd’hui, l’un des objectifs primordiaux des entreprises. En imaginant ces Arocs, le carrier a souhaité les équiper des systèmes télématiques du groupe Daimler. Ils sont ainsi équipés de FleetBoard et d’Uptime – gestion prédictive de l’entretien du véhicule. L’entreprise propriétaire des camions pourra ainsi suivre au jour le jour le coût réel de chacun des camions. Avec en filigrane, la volonté de réduire l’empreinte carbone propre à l’exploitation de cette carrière.