02
Janvier
2015
|
01:00
Asia/Baku

No title 37

Cette année, DaimlerChrysler France est une fois de plus présent sur le salon Retromobile avec un stand Mercedes-Benz et Chrysler.
Mercedes-Benz présente la reproduction de son tricycle Benz de 1886 et reviendra sur l'évolution des SL. Quant à Chrysler, la marque américaine exposera trois magnifiques cabriolets emblématiques.

Mercedes-Benz, maître du roadster

SL, splendide lignée

Au fil des années, le SL a illustré à merveille la combinaison parfaite entre une ligne élégante, des performances dignes des meilleures sportives et un confort royal. Cette année, Mercedes-Benz présentera à Retromobile une rétrospective des SL qui ont marqué l'histoire de la marque. Au travers de quatre générations de SL, Mercedes-Benz reviendra sur une gamme qui fait rêver les conducteurs depuis 1954.

Histoire :

Dès ses origines, Mercedes-Benz a construit des coupés et cabriolets de prestige. Spécialiste mondial des voitures haut de gamme, Mercedes-Benz a inventé une nouvelle génération de voitures de sport en lançant la série SL au milieu des années 50.

Depuis plus d'un demi-siècle, se sont succédé toute une lignée de véhicules d'exception. En 2001, à la veille du lancement commercial de la cinquième génération de SL, Mercedes restait plus que jamais fidèle à la devise de son fondateur Gottlieb Daimler : " Le meilleur ou rien ! ".

Les modèles présentés à Retromobile :

  • 300 SL, le mythe éternel ( 1954-1963)

Présenté à New York, le coupé SL ( S pour Sport, L pour Léger) puise ses origines dans la compétition automobile. Les 300 SL se sont illustrées aussi bien sur les routes italiennes des " Mille Miglia " que sur les pistes délabrées de la " Carrera Panamericana ". Chef d'œuvre de la construction automobile, la 300 SL remporta immédiatement un immense succès outre-atlantique.

Produit à 1 400 exemplaires en seulement trois années, la 300 SL marque à jamais les esprits grâce à son astucieux système d'ouverture de portes papillons. A partir de 1955, la 300 SL fut proposée avec une carrosserie entièrement en aluminium et un moteur développant 240 ch. Ce modèle était destiné à un usage sportif.

Il fallut attendre 1957 pour qu'apparaisse une version roadster en remplacement du coupé. Réservé à une clientèle moins attirée par les performances, ce modèle cabriolet fut construit jusqu'en 1963. Produite à 1 858 exemplaires, la 300 SL roadster fut la voiture préférée des stars hollywoodiennes comme Glenn Ford. Esthétiquement, le visage du roadster se distingue de celui du coupé par ses phares verticaux. Réservée à une élite, le 300 SL roadster coutait à l'époque la bagatelle de 32 500 DM. Le cabriolet est équipé du six cylindres en ligne de 2996 cm3 qui lui permet d'atteindre une vitesse de pointe entre 220 et 260 km/h. La voiture présentée sur le stand appartient à la collection DaimlerChrysler France.

  • 230 SL, le charme discret de la bourgeoisie ( 1963-1971)

Dessinée par Paul Bracq, la 230 SL marque une rupture dans le style Mercedes-Benz.

La 230 SL arbore une ligne plus tendue et agressive que ses devancières. Très vite, elle fut surnommée " pagode " en raison de son hard top de forme concave.

Facile d'accès, la 230 SL reprenait le moteur six cylindres en ligne de 2306 cm3 issu de la berline 220 SE. Avec 150 ch, la 230 SL pouvait atteindre la vitesse maximale de 200 km/h.
Référence en matière de sécurité, la 230 SL protégeait efficacement ses passagers grâce à une cellule rigide composée d'éléments déformables à l'avant et à l'arrière du véhicule.

La 230 SL obtint même quelques succès en compétition. L'année de sa sortie, le pilote Böhringer remporta à son volant le rallye Spa-Sofia-Liège et prouva son extraordinaire fiabilité.

En 1967, la 230 SL fut remplacée au catalogue par la 250 SL puis par la 280 SL dont la cylindrée passait à 2.8 l et son moteur gagnait vingt chevaux supplémentaires ( 170 ch).

En huit ans, 48 812 exemplaires de SL sortirent des chaînes de production.

  • La série 107, 18 ans de bons et loyaux services ( 1971-1989)


La série 107 a débuté son incroyable carrière en 1971 par le modèle 350 SL. Voiture de sport puissante disposant d'une capote escamotable ou d'un hard-top démontable, la 350 SL est dotée d'un moteur V 8 de 3 499 cm3 développant 200 ch.

Elle se révèle une excellente routière et surtout dispose d'un concept de sécurité intégral qui comporte entre autres un tableau de bord rembourré qui évite toute blessure et une capote qui disparaît sous un couvercle métallique.


En outre, la 350 SL est équipée de clignotants et feux arrière rainurés. Dès octobre 1971 , une version coupé appelée 350 SLC est proposée au catalogue. Grâce à un empattement allongé, ce modèle offre quatre vraies places.

La série 107 fut déclinée en différentes versions pendant ses 18 années d'existence ( 450 SL en 1973, 280 SL en 1974, 380 SL et 500 SL en 1980 et enfin 300 SL et 420 SL en 1985). Au total 237 387 exemplaires de la série 107 furent produits.


Le modèle présenté sur le stand est une 500 SL dont la puissance s'élève à 245 ch. 2 697 véhicules de cette version haut de gamme furent produits. Le 5 litres de la 500 SL reçoit l'injection électronique mécanique Bosch KE-Jetronic et un allumage électronique. Avec sa boîte automatique à 4 rapports, la 500 SL est l'archétype du cabriolet des années 80.

  • SL 55 AMG, la légende SL continue !

C'est avec une voiture de sport au design fascinant que Mercedes-Benz a écrit à l'automne 2001 un nouveau chapitre de l'histoire du roadster SL. Cinquième génération, le nouveau SL offre des sensations uniques sur le plan dynamique et dispose d'un niveau de sécurité exemplaire.

Grâce au système de freinage électrohydraulique Sensotronic Brake Control ( SBC) couplé à la fois à l'ESP et à la suspension Active Body Control ( ABC), les mouvements d'oscillations de la carrosserie en cas de freinage d'urgence sont réduits au maximum.
Le nouveau SL ouvre également l'accès à l'univers des systèmes " by wire ". Si en matière de haute technologie, le SL fait figure de pionnier, son design est tout aussi innovateur et réussi. Son toit escamotable fait passer le SL de coupé en roadster en 16 secondes. Ce ingénieux système permet à la fois de rouler à ciel ouvert et de profiter, toit fermé, d'un grand niveau de confort digne des coupés Mercedes-Benz.

Disponible en version SL 350, SL 500 et SL 600, Mercedes-Benz présente à Retromobile la version SL 55 AMG équipée du fabuleux V 8 à compresseur développant 500 ch. Avec un couple démoniaque de 700 Nm disponible dès 2650 tr/min, ce roadster extrême abat le 0 à 100 km/h en seulement 4.7 secondes. " Safety car officiel " lors du championnat du monde de Formule 1, le SL 55 AMG reçoit une boîte automatique à cinq rapports fonction Speedshift AMG directement empruntée à la compétition automobile. La version AMG se distingue bien évidemment par un kit carrosserie très agressif qui comprend notamment des jantes multibranches de 18 pouces, deux sorties d'échappement chromées et des bas de caisse spécifiques.

  • Benz Patent Motorwagen 1886 ( reproduction présente sur le stand Hommel)

DaimlerChrysler Classic a décidé de reproduire à l'identique 100 exemplaires de la Benz Patent Motorwagen de 1886.

Cette initiative unique de la part d'un grand constructeur automobile démontre l'attachement de DaimlerChrysler à son histoire et à ses origines. Le tricycle Benz date de 1886, Carl Benz a officiellement déposé sa demande de brevet pour son " véhicule à moteur à gaz " le 29 janvier de cette même année. Né en 1844, Benz a suivi des cours à l'école polytechnique de Karlsruhe, il est le premier à avoir développé une voiture à moteur. Le tricycle est donc considéré comme la première voiture du monde. L'ère des hippomobiles motorisées était révolue, la grande histoire de l'automobile pouvait commencer. Un article d'un journal de la région de Baden écrivit même lors du lancement du tricycle en 1886 : " Il n'a y aucun doute le tricycle motorisé attirera un nombre important d'utilisateurs, son côté pratique satisfera les docteurs, grands voyageurs et les hommes qui aiment la vitesse ".

Le tricycle fut une véritable révolution dans le monde de l'automobile puisque le moteur d'un cylindre de 0.954 litres était capable d'atteindre la vitesse " ahurissante " de 16km/h.
Les 100 exemplaires qui ont été reproduits dans une usine anglaise utilisent la même mécanique et les mêmes éléments qu'au XIXème siècle. Pour l'occasion, certaines pièces et surtout leurs moules ont été refabriqués afin que le tricycle soit le plus " originel " possible.

Fiche technique :

Vitesse maximale : 16 km/h
Consommation : 10l /100 km
Longueur : 2700 mm
Largeur : 1400mm
Hauteur : 1450 mm
Empattement : 1450 mm
Poids : 265 kg

CHRYSLER, un parfum d'Amérique

Chrysler présente cette année sur Retromobile trois cabriolets qui ont marqué l'histoire de la marque par leur originalité et leur raffinement.

Histoire :

La passion des cabriolets chez Chrysler

Qui mieux que Chrysler symbolise l'esprit, la culture et le design américain. Depuis plus de 75 ans, Chrysler incarne l'innovation technologique et le célèbre " American way of life ".

Chrysler s'est toujours appuyée sur des carrossiers de renommée internationale comme Luigi Segre de Ghia pour construire des voitures atypiques et désirables.
Si Chrysler est l'inventeur du monospace en 1983 avec le Voyager, il est aussi un constructeur de cabriolets de grand standing.

Depuis ses origines, Chrysler n'a cessé en effet de créer des automobiles découvrables où l'élégance des lignes, le confort et le luxe sont les principales caractéristiques. De la " Chrysler 6 " des années 30 au concept-car Pt Cruiser Cabriolet présenté au dernier Mondial de l'Automobile, l'histoire de la marque est jalonnée de cabriolets myhtiques, c'est le cas notamment de la Town and Country de 1948 ou de l'Imperial Crown exposées cette année à Rétromobile.

La Chrysler Six est la première voiture de la marque Chrysler, son histoire est tout à fait étonnante puisque Walter P Chrysler n'avait pas eu l'autorisation de présenter son modèle au New York Motor Auto Show de 1924. Il eut alors l'idée de génie d'exposer sa voiture dans le hall d'entrée de l'hôtel Commodore où tous les exposants et hommes d'affaires purent l'admirer.

La Chrysler six pouvait atteindre 115 km/h et elle remporta la célèbre course de vitesse de 1609 km à Culver City prouvant ainsi son extraordinaire fiabilité.
Les versions roadster eurent un succès considérable dans les années 20 et 30.

En pleine époque de prohibition et du charleston, les cabriolets Chrysler ont fière allure, elles sont synonymes de grâce et de puissance. La roadster Imperial CG de 1931 en est l'illustration parfaite avec son fabuleux moteur huit cylindres. Durant ces années d'avant-guerre, Chrysler a produit des cabriolets qui ont marqué l'histoire comme la Royal décapotable 6, c'est également à cette époque qu'apparaissent les premières boîtes de vitesse automatique de série.

Dans les années 50, changement de style, les carrosseries se font plus douces. Courbe, chrome et gabarit impressionnant. L'archétype du cabriolet Chrysler " fifties " demeure la Town and Country de 1948 qui marie le bois et l'acier dans sa carrosserie. Cette voiture exceptionnelle basée sur un châssis de Chrysler Windsor est très coûteuse pour l'époque puisqu'elle affiche un tarif de 3 395 $. Equipée d'un huit cylindres de 5.3 l qui développe 135 ch, la Town and Country reprend donc des éléments en acajou qui proviennent du Honduras et nécessite un entretien très soignée. Entre 1946 et 1949, près de 12 526 exemplaires de ce modèle sont sortis des chaînes de montage de l'usine de Helena dans l'Arkansas.

Mais les années 50 virent également l'arrivée du moteur Hemi V 8 qui développe 300 ch. Cette motorisation puissante a été utilisée dans la série des " Letters series ".

Avec les années 60, le style Chrysler évolue encore avec des lignes plus tendues et l'adoption d'ailes proéminentes. Ce nouveau design apparaît sur les dernières versions de la série 300 L. L'Imperial Crown de 1961 correspond parfaitement elle aussi à cette période avec ses phares détachés et ses impressionnants ailerons. Le souci du détail est poussé à son paroxysme sur cette voiture puisqu'elle offre des sièges pivotants, l'air conditionné, les déflecteurs électriques ou encore un volant en forme de rectangle.

Les années 70 et la crise du pétrole obligent Chrysler à développer des voitures plus économiques.


La résurrection des cabriolets chez Chrysler


Au milieu des années 70, les cabriolets n'ont plus la côte aux Etats-Unis. La législation américaine impose des normes de sécurité draconiennes aux véhicules découverts. Certains constructeurs américains optent pour un arceau de sécurité souvent disgracieux si bien que Chrysler préfère mettre en sommeil sa production de modèles cabriolets.

  • La renaissance sous le signe Le Baron

C'est en 1972 que sortent des chaînes de fabrication les dernières Dodge Charger et Plymouth Barracuda (convertible). Il faut alors attendre une douzaine d'années pour que le cabriolet Chrysler renaisse sous la version Le Baron modèle K. Mais il ne s'agit encore que d'une berline habilement transformée en cabriolet. Les Chrysler Le Baron convertible et Dodge 400 convertible recueillent immédiatement un certain succès. Et le président directeur général de l'époque Lee Iacocca n'hésite pas à faire lui même la promotion de ce nouveau modèle à la télévision et dans la presse.

De plus, la firme Chrysler a eu l'idée géniale d'utiliser une appellation ancienne " Le Baron ". En effet, l'entreprise " Le Baron Carrossiers " a été fondée en 1920 par deux designers ( Thomas Hubbard et Ray Dietrich) qui sont spécialistes dans la fabrication de voitures sur mesure. Devenu Le Baron. Inc, la société habille des châssis, notamment des Chrysler Imperial, pour une clientèle richissime.
Racheté par la Briggs Manufacturing Company, Le Baron devient une division de ce carrossier de grande série. En 1952, Chrysler Corporation se porte acquéreur de la Briggs et Le Baron s'occupe essentiellement des versions les plus raffinées de la gamme.

  • Le Baron : un succès planétaire !

Mais la résurrection ne fait que commencer puisqu'en septembre 1986, sont lancées les " Le Baron Modèle J-Body " en version coupé et cabriolet à traction avant.
Ces nouveaux modèles sont reconnaissables à leur face avant très inclinée et à leurs phares escamotables.


Mais surtout, il s'agit d'un véritable cabriolet dont la structure et la coque ont été créées à l'inverse de nombreux autres constructeurs. La " Le Baron Convertible " devient en l'espace de quelques mois le cabriolet le plus vendu outre-Atlantique. En dix ans, le cabriolet fut construit à plus de 300 000 unités et connut de multiples versions motorisées par un 2.2 l, 2.5 l, 3 l V 6 ou encore 2.5 l turbo. Sa production s'achève en 1994 et elle est remplacée par la Stratus, une automobile développée en seulement 29 mois grâce à un investissement de 200 millions de dollars ( environ 1 milliard de francs français).

  • Stratus, Sebring : le plaisir de rouler à ciel ouvert !

Le cabriolet Stratus ne reprend aucun élément de structure et de carrosserie commun avec la berline du même nom. La Stratus offre quatre vraies places à ses occupants et dispose d'une capote triple épaisseur totalement escamotable à commande électrique. Finition luxueuse, le cabriolet Stratus a tous les atouts pour séduire la clientèle européenne. Son cahier des charges a été précis, le véhicule doit bénéficier de l'habitabilité et du confort d'une berline, du comportement routier d'un véhicule de Grand Tourisme et évidemment du plaisir de conduite d'un vrai cabriolet. Construit à 60 000 unités par an, la Stratus est remplacée en 2000 par la Sebring qui arbore une ligne pure et élégante. Particulièrement convaincant en matière de sécurité, de qualité, de résistance au froid mais aussi d'équipement luxueux, la Sebring s'impose comme un cabriolet de très grande classe. Mais l'histoire des cabriolets Chrysler est toujours en mouvement et la Sebring se présentera dans quelques semaines sous une forme encore plus attrayante et séduisante.

Les modèles présentés sur le stand Chrysler:

  • Chrysler 6 Model 70 Torpedo ( 1931)

La Chrysler Model 70 fut produite à 18 733 exemplaires entre 1930 et 1931. Equipé d'un six cylindres qui développe 75 chevaux, ce torpédo de couleur crème est typique des années 30. Le modèle présenté " new six " est la première vraie Chrysler de l'histoire.

  • Chrysler Town and Country ( 1948)

Basé sur un châssis de Chrysler Windsor avec une carrosserie mixte en tôle d'acier et bois, la Town & Country est emblématique de la marque américaine. Ce modèle particulièrement luxueux et coûteux à l'époque ( 3 395 $) est équipé d'un huit cylindres de 5.3 litres dont la puissance s'élève à 135 ch. Aujourd'hui, ce véhicule fait partie des Woodies de référence dont les collectionneurs s'arrachent les rares exemplaires encore en bon état. La construction des éléments en bois (acajou du Honduras) nécessitaient une main d'œuvre qualifié. Entre 1946 et 1949, ce sont près de 12 526 exemplaires de Town & Country qui sortirent des chaînes de l'usine de Helena dans l'Arkansas.

  • Chrysler Imperial Crown 1961

Voiture de légende puisque seulement produite à 9 exemplaires, l'Imperial Crown représente l'archétype de la voiture américaine des années 60. La série des Imperial était reconnaissable à ses phares détachés et ses ailerons impressionnants.


L'intérieur de la voiture est tout aussi spectaculaire avec l'adoption d'un volant en forme de rectangle. Vendue à près de 5774 $ en 1961, l'Imperial Crown offrait des sièges pivotants, l'air conditionné, les déflecteurs électriques et même le verrouillage électrique. Equipé d'un V 8 de 350 ch à 4 600 tr/mn, l'Imperial affiche la puissance fiscale ahurissante de 39 ch.