02
Janvier
2015
|
01:00
Asia/Baku

No title 360

Louis Vuitton Classic investit le parc de Saint-Cloud.

Le 11 septembre 1988, le concours " Automobiles Classiques à Bagatelle " était lancé à l'initiative du magazine automobile du même nom. L'année suivante, Louis Vuitton, l'une des sociétés les plus emblématiques du luxe français, s'associait à cet événement rassemblant près de 70 véhicules d'exception. Concours d'élégance et événement international, la Louis Vuitton Classic, nouvelle appellation depuis l'an 2000, a eu lieu tous les premiers week-end de septembre dans le cadre somptueux du parc de Bagatelle à l'Ouest de Paris. Cette année, pour sa seizième édition, La Louis Vuitton Classic change de lieu et investit le domaine national de Saint-Cloud.

Depuis maintenant seize ans, cette manifestation unique en France s'est imposée comme l'un des plus grands rendez-vous dans le domaine de l'automobile ancienne réunissant pour l'occasion amateurs, passionnés, propriétaires ou simples esthètes.

Plus de 30 000 visiteurs se pressent chaque année pour admirer cet astucieux mélange fait de joyaux d'hier et d'avant-gardistes concept-cars. A l'instar de " Pebble Beach " en Californie, le parc de Saint-Cloud accueille de nombreuses personnalités du monde de l'automobile et des spectacles. Actrices, chanteurs ou encore chefs d'entreprises côtoient les propriétaires venus du monde entier exposer leurs " trésors mécaniques ".


Les différentes catégories du concours

Le jury composé de journalistes spécialisés, de designers et d'industriels a pour mission de choisir une lauréate par catégorie selon trois critères : le fonctionnement du véhicule, son état de présentation et l'émotion qu'il dégage soit par la pureté de ses lignes ou soit par la sophistication de sa mécanique.

A l'issu des votes du jury, le grand prix " Best of Show ", qui récompense le véhicule le plus exceptionnel de la compétition, est attribué à l'une des neuf gagnantes.

  • éCatégorie Aérodynamique : Coupés et coaches des années 30 et 40
  • Catégorie Chrysler : Catégorie spécialement consacrée à la marque américaine et à son design
  • Catégorie Compétition : Automobiles de course d'après-guerre
  • Catégorie Grand Air : Cabriolets des années 30 et 40
  • Catégorie Grand Sport : Modèles de compétition d'avant-guerre
  • Catégorie Grand Tourisme : Coupés et cabriolets des années 50 et 60
  • Catégorie l'Art de voyager dans le temps : Somptueuses limousines et routières des années 20 à nos jours
  • Catégorie Racing Improves the Breed : Modèles d'avant-guerre dérivés de la course
  • Catégorie Vétéran et Vintage : Automobiles d'avant 1930

L'engagement de Chrysler au concours


Aux côtés de " Louis Vuitton " et du magazine " Automobiles Classiques ", plusieurs autres entreprises de renommée internationale sont les partenaires exclusifs de cette manifestation. C'est le cas de DaimlerChrysler France qui représente le secteur automobile. Cette année, la marque Chrysler est mise à l'honneur avec la création d'une catégorie spéciale dans le concours d'élégance qui mettra en valeur son florissant design depuis ses origines.

Véritable hymne à la beauté des lignes, à la tradition mais aussi à l'innovation technologique, la Louis Vuitton Classic s'appuie chaque année sur un thème. Cette année, le concours aura pour thème principal " l'art de voyager ". La marque Chrysler, dont l'histoire a été jalonnée de somptueux modèles, profite de cet événement pour présenter son nouveau coupé racé, la Crossfire.


Crossfire, une autre façon de voyager !

Chrysler présente son nouveau coupé Crossfire qui exprime toute l'originalité du design américain.
Commercialisée à compter du 23 octobre 2003, symbole de la fusion, la Crossfire se présente sous la forme d'un coupé élégant et puissant.
Le moteur qui équipe la Chrysler Crossfire est un 3.2 l V6 développant 215 ch et offrant un couple de 310 Nm. Accouplée à une boîte de vitesses automatique 5 rapports ou à une boite de vitesses mécanique 6 rapports, la Crossfire jouit d'un comportement routier sain et d'une douceur d'utilisation hors pair.
Dotée d'un riche équipement de série qui comprend entre autres une sellerie cuir avec sièges chauffant intégrant les appuis-tête, un système audio/radio CD avec 6 HP Infinity, l'air conditionné deux zones, des vitres teintées électriques à commande séquentielle, la Crossfire se positionne parmi les coupés les plus désirables du marché.
Par ailleurs, la Chrysler Crossfire offre un excellent niveau de sécurité avec là encore un équipement de série comprenant l'ABS, le BAS, l'ESP, des airbags frontaux et latéraux et un système antipatinage.
La Crossfire confirme également l'évolution du style des nouveaux et futurs produits de la marque Chrysler parmi lesquels on trouve la Chrysler 300 C
(remplaçante de la 300 M) et sa version Touring présentée au salon de Francfort 2003.


Les modèles Chrysler engagés dans le concours

  • Dans la Catégorie Chrysler

Chrysler G 70 cabriolet 1926

Ce cabriolet affiché au prix de 1495 $ en 1926 est équipé d'un moteur six cylindres. La G 70 est la première voiture américaine à être dotée de freins hydrauliques.

Chrysler Roadster CD de luxe 1931

Equipé d'un 8 cylindres, ce roadster du début des années 30 est présenté dans un état exceptionnel. Production : 9 100 exemplaires.

Chrysler Imperial C 14 de 1937

Produite à 14 320 exemplaires, cette Chrysler Imperial est entièrement d'origine. Depuis 1993, ce véhicule appartient à la même famille qui l'a achetée neuve en janvier 1937 à Nanterre.

Chrysler Town and Country de 1947

Basé sur un châssis de Chrysler Windsor avec une carrosserie mixte en tôle d'acier et bois, la Town & Country est emblématique de la marque américaine. Ce modèle particulièrement luxueux et coûteux à l'époque (3 395 $) est équipé d'un huit cylindres de 5.3 litres dont la puissance s'élève à 135 ch.

Aujourd'hui, ce véhicule fait partie des Woodies de référence dont les collectionneurs s'arrachent les rares exemplaires encore en bon état. La construction des éléments en bois (acajou du Honduras) nécessitait une main d'œuvre qualifiée. Entre 1946 et 1949, ce sont près de 12 526 exemplaires de Town & Country qui sortirent des chaînes de l'usine de Helena dans l'Arkansas.

Chrysler Imperial de 1954

Immatriculée à l'origine à Casablanca, ce modèle a voyagé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient avant d'être restauré au début des années 90. Affichée à 4 260 $ au catalogue Chrysler, cette Imperial a été produite à 5 661 exemplaires.

Chrysler 300 B de 1956

Produite à 1 102 exemplaires, la 300 B de 1956 est très appréciée des puristes en raison de quelques détails qui la différencie du modèle 55, en particulier sa partie arrière et ses ailerons intégrés. La 300 B reçoit de plus le nouveau moteur standard 354 V8 Hemi qui gagne en cylindrée et en puissance. La boîte manuelle est disponible en option à 70 $ et fut installée sur seulement 31 modèles principalement de courses. Tim Flock remporta le Daytona Grand nation al à 145 km/h de moyenne au volant d'une 300 B. Très performante, dans les mains de Bill Holland, la version 355 ch de la 300 B effectua même un 0 à 100 km/h en 8.2 secondes et atteignit la vitesse maximale de 216 km/h. Vendue à l'époque 4419 $, la 300 B était équipée de série de l'air conditionné.

Chrysler Imperial Le baron de 1960

Equipé d'un V 8 de 6771 cm3 développant 354 ch à 4 600 tr/mn, L'Imperial Le Baron constitue une pièce d'exception. Dotée de siège pivotants, d'un volant rectangulaire et d'un tableau de bord aux multiples fonctions, l'Imperial a été produite à 1 691 exemplaires.
Elle coûtait à l'époque 6 318 $. La série Le Baron se distingue des autres Imperial par une lunette arrière exclusive. Le modèle présenté a eu comme premier propriétaire Omar Sharif.

  • Dans la catégorie " Art de Voyager "

Chrysler New Yorker Town and Country de 1957

Rarissime en Europe, ce break New Yorker de 1957 est un modèle dont l'histoire est tout à fait étonnante. Ce véhicule a longtemps servi de navette de transport entre un casino de Las Vegas et l'aéroport, c'est pourquoi il est équipé d'une climatisation. Le propriétaire actuel l'a récupéré en Suède et l'a ramené en France par la route. Produit à 1 391 exemplaires, le break est équipé d'un V 8 qui développe 325 chevaux.

La politique " classic " de DaimlerChrysler

Qu'il s'agisse de salons spécialisés, du sponsoring de courses ou de concours d'élégance, de musées dédiés ou encore de soutien aux clubs de marques, l'automobile ancienne est devenue un élément essentiel dans la vie d'un grand constructeur.

Depuis plusieurs années, la gestion du patrimoine est en effet considérée comme une composante non négligeable de la politique de communication d'un constructeur.

Dans ce domaine, la politique " classic " des marques du groupe DaimlerChrysler est exemplaire. En premier lieu, Mercedes-Benz et Chrysler bénéficient d'une histoire particulièrement riche, dont les grandes heures correspondent à celles de l'automobile.


De plus, leur démarche patrimoniale n'est pas récente. Initiée depuis plus de vingt ans des deux côtés de l'Atlantique, DaimlerChrysler se distingue des " découvreurs " de fraîche date. Enfin, le groupe DaimlerChrysler privilégie les manifestations les plus significatives du monde de la voiture ancienne comme le concours Louis Vuitton Classic.


La politique " classic " de CHRYSLER / JEEP


Les manifestations américaines

De l'autre côté de l'Atlantique, Chrysler est extrêmement présent et actif dans le domaine de l'automobile ancienne.

Présent au travers de manifestations triées sur le volet (concours d'élégance de Peeble Beach, ventes aux enchères de Barrett-Jackson, Louis Vuitton Classic de New-York), Chrysler complète son offre patrimoniale d'une "Chrysler Historical Collection" recensant toutes les archives des différentes marques ayant existé au sein du groupe. A cela s'ajoute, le "Walter P.Museum", situé à Detroit qui retrace les dates clé de l'histoire de la marque. En cela, Chrysler reste fidèle à sa devise : "Savoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est et où l'on va".

En écho à ces manifestations américaines, Chrysler Europe s'est engagé sur la voie patrimoniale depuis sa création en 1996. Nombre de partenariats ont ainsi été conclus en France (Louis Vuitton Classic), en Grande-Bretagne (Goodwood Festival of Speed et Goodwood revival meeting), en Allemagne (Old Timer Grand Prix au Nürburgring).

Les actions en France

La France fait office de pionnière avec une présence à titre d'exposant à Bagatelle depuis 1992, puis à Rétromobile à partir de 1998

En 2000, une superbe JeepÒWillys de 1944 a été entièrement restaurée. Elle est ainsi venue compléter la collection "classic" de DaimlerChrysler France. La première pierre d'un ensemble Chrysler JeepÒ classic est donc posée !


L'histoire de la marque Chrysler


Chrysler, le parfum de l'Amérique

La présence de Chrysler en Europe remonte au milieu des années vingt. Pour pouvoir vendre leurs produits en Europe, les importateurs devaient contribuer à l'économie et à l'emploi. Chrysler installa donc des usines d'assemblage, parfois en association avec des partenaires locaux.

Sa première petite usine fut ouverte à Anvers en 1926 puis deux ans plus tard à Johannistal, à la périphérie de Berlin et à Kew, près de Londres. Ces sites avaient été retenus pour leur proximité avec la mer ou avec un fleuve. Des caisses remplies de pièces permettant d'assembler les automobiles Chrysler arrivaient donc par bateau de l'usine canadienne (Ontario). Les véhicules étaient ensuite assemblés par la main d'œuvre locale qui utilisait souvent des carrosseries produites dans la région. Les automobiles continuèrent à être fabriquées de cette manière jusqu'en 1935, date à laquelle il devint impossible d'importer des moteurs et des châssis en Allemagne nazie.

Mais Chrysler continua néanmoins à partir de la Grande-Bretagne d'approvisionner le marché européen en véhicules de la marque.

Des caisses contenant des automobiles pratiquement complètes remontaient le fleuve sur des péniches pour être déchargées sur les docks londoniens. Elles étaient ouvertes et déballées à Kew et après quelques opérations mineures, comme fixer les roues et graisser le châssis, ces autos étaient prêtes à prendre la route.

Juste avant la seconde Guerre Mondiale, les Chrysler étaient devenues courantes au nord de l'Europe. Elles furent même les premières voitures de grande série à disposer de freins hydrauliques et à être conçues spécifiquement pour des pneus ballons.

Les véhicules utilitaires de Chrysler jouèrent également un rôle important dans la stratégie européenne de la marque. L'usine Chrysler de Kew fabriqua essentiellement des pièces pour avions et camions militaires durant la Seconde Guerre Mondiale.

A la conquête des marchés européens

Après la guerre, seule la production des camions Dodge reprit à Kew. En raison des taxes et du prix du carburant élevé ainsi que des revenus plus faibles, les grandes voitures Chrysler fabriquées à Detroit ne connurent jamais de véritables succès auprès des clients européens. En revanche en Suisse, les ventes de Chrysler reprirent en 1947.

Chrysler International ouvrit un bureau à Genève pour agir comme tête de pont dans le cadre de sa stratégie mondiale. Cette volonté de conquête des marchés extérieurs se manifesta tout d'abord par la prise de participation de 25% dans SIMCA, le quatrième constructeur français dès 1958. Les SIMCA furent vendues aux Etats-Unis par le biais des concessions Chrysler afin de repousser l'écrasante offensive de Volkswagen en Amérique du Nord.

A partir de 1954, la célèbre Facel Vega, automobile de luxe française, était animée par un V8 Chrysler "Hemi". Plus originale encore, ce fut la collaboration entre Chrysler et le célèbre carrossier italien Ghia qui devint rapidement un satellite de Chrysler pour la construction de voitures spéciales comme la grande limousine impérial destinée au Vatican. Toutes les "dream cars" des années 50 et 60 virent le jour dans les studios Ghia à Turin. En 1970, Chrysler Europe est créée, toutefois les utilitaires de la marque sont vendus à partir de 1976 sous la marque Dodge. L'appellation SIMCA a survécu quant à elle jusqu'en 1979. Chrysler s'est ainsi imposé comme un constructeur européen à part entière mais son expansion s'est heurtée à la crise pétrolière et à la concurrence acharnée des voitures japonaises.

En route vers le succès

Un plan de secours exceptionnel fut donc mis en place. Lee Iacocca, fort de ses 32 années d'expérience chez FORD, fut sollicité pour ressusciter Chrysler. Le gouvernement fédéral donna son accord pour octroyer un prêt de 1,5 milliard à Chrysler sous la forme de garanties pour l'aider à développer de nouveaux modèles comme la voiture K à traction avant.
Le groupe dut se résoudre à revendre l'ensemble de ses activités européennes à Peugeot en 1978 et la marque Chrysler disparut des showrooms européens. La Chrysler Corporation se remit de nouveau sur pied au milieu des années 80. En 1987, les voitures Chrysler réapparurent sur plusieurs marchés européens, notamment grâce à ses véhicules tout-terrain Jeep issus du rachat d'American Motors.

Mais le rétablissement de la production des Chrysler en Europe, la marque le doit à la commercialisation du Voyager en 1983, premier monospace au monde. Depuis la fusion de Chrysler Corporation avec Daimler-Benz, l'entreprise continue sa percée en Europe et ne cesse de créer des automobiles au fort pouvoir d'attraction comme en atteste le dernier né de la gamme, le fabuleux coupé Crossfire.

La passion des cabriolets chez Chrysler

Qui mieux que Chrysler symbolise l'esprit, la culture et le design américain. Depuis plus de 75 ans, Chrysler incarne l'innovation technologique et le célèbre " American way of life ".

Chrysler s'est toujours appuyée sur des carrossiers de renommée internationale comme Luigi Segre de Ghia pour construire des voitures atypiques et désirables.

Si Chrysler est l'inventeur du monospace en 1983 avec le Voyager, il est aussi un constructeur de cabriolets de grand standing.

Depuis ses origines, Chrysler n'a cessé en effet de créer des automobiles découvrables où l'élégance des lignes, le confort et le luxe sont les principales caractéristiques. De la " Chrysler 6 " des années 30 au concept-car Pt Cruiser Cabriolet présenté au dernier Mondial de l'Automobile, l'histoire de la marque est jalonnée de cabriolets myhtiques, c'est le cas notamment de la Town and Country de 1948 ou de l'Imperial Crown exposées cette année à Rétromobile.

La Chrysler Six est la première voiture de la marque Chrysler. Son histoire est tout à fait étonnante puisque Walter P Chrysler n'avait pas eu l'autorisation de présenter son modèle au New York Motor Auto Show de 1924. Il eut alors l'idée de génie d'exposer sa voiture dans le hall d'entrée de l'hôtel Commodore où tous les exposants et hommes d'affaires purent l'admirer.

La Chrysler six pouvait atteindre 115 km/h et elle remporta la célèbre course de vitesse de 1609 km à Culver City prouvant ainsi son extraordinaire fiabilité.
Les versions roadster eurent un succès considérable dans les années 20 et 30.

En pleine époque de prohibition et du charleston, les cabriolets Chrysler ont fière allure, elles sont synonymes de grâce et de puissance.

La roadster Imperial CG de 1931 en est l'illustration parfaite avec son fabuleux moteur huit cylindres. Durant ces années d'avant-guerre, Chrysler a produit des cabriolets qui ont marqué l'histoire comme la Royal décapotable 6, c'est également à cette époque qu'apparaissent les premières boîtes de vitesse automatiques de série.

Dans les années 50, changement de style, les carrosseries se font plus douces. Courbe, chrome et gabarit impressionnant. L'archétype du cabriolet Chrysler " fifties " demeure la Town and Country de 1948 qui marie le bois et l'acier dans sa carrosserie.

Mais les années 50 virent également l'arrivée du moteur Hemi V 8 qui développe 300 ch. Cette motorisation puissante a été utilisée dans la série des " Letters series ".

Avec les années 60, le style Chrysler évolue encore avec des lignes plus tendues et l'adoption d'ailes proéminentes. Ce nouveau design apparaît sur les dernières versions de la série 300 L. L'Imperial Crown de 1961 correspond parfaitement elle aussi à cette période avec ses phares détachés et ses impressionnants ailerons. Le souci du détail est poussé à son paroxysme sur cette voiture puisqu'elle offre des sièges pivotants, l'air conditionné, les déflecteurs électriques ou encore un volant en forme de rectangle.

Les années 70 et la crise du pétrole obligent Chrysler à développer des voitures plus économiques.

La résurrection des cabriolets chez Chrysler


Au milieu des années 70, les cabriolets n'ont plus la côte aux Etats-Unis. La législation américaine impose des normes de sécurité draconiennes aux véhicules découverts. Certains constructeurs américains optent pour un arceau de sécurité souvent disgracieux si bien que Chrysler préfère mettre en sommeil sa production de modèles cabriolets.

  • La renaissance sous le signe Le Baron

C'est en 1972 que sortent des chaînes de fabrication les dernières Dodge Charger et Plymouth Barracuda (convertible). Il faut alors attendre une douzaine d'années pour que le cabriolet Chrysler renaisse sous la version Le Baron modèle K.


Mais il ne s'agit encore que d'une berline habilement transformée en cabriolet. Les Chrysler Le Baron convertible et Dodge 400 convertible recueillent immédiatement un certain succès. Et le président directeur général de l'époque Lee Iacocca n'hésite pas à faire lui même la promotion de ce nouveau modèle à la télévision et dans la presse.

De plus, la firme Chrysler a eu l'idée géniale d'utiliser une appellation ancienne " Le Baron ". En effet, l'entreprise " Le Baron Carrossiers " a été fondée en 1920 par deux designers ( Thomas Hubbard et Ray Dietrich) qui sont spécialistes dans la fabrication de voitures sur mesure. Devenue Le Baron. Inc, la société habille des châssis, notamment des Chrysler Imperial, pour une clientèle richissime.
Racheté par la Briggs Manufacturing Company, Le Baron devient une division de ce carrossier de grande série. En 1952, Chrysler Corporation se porte acquéreur de la Briggs et Le Baron s'occupe essentiellement des versions les plus raffinées de la gamme.

  • Le Baron : un succès planétaire !

Mais la résurrection ne fait que commencer puisqu'en septembre 1986, sont lancées les " Le Baron Modèle J-Body " en version coupé et cabriolet à traction avant.
Ces nouveaux modèles sont reconnaissables à leur face avant très inclinée et à leurs phares escamotables.

Mais surtout, il s'agit d'un véritable cabriolet dont la structure et la coque ont été créées à l'inverse de nombreux autres constructeurs.

La " Le Baron Convertible " devient en l'espace de quelques mois le cabriolet le plus vendu outre-Atlantique. En dix ans, le cabriolet fut construit à plus de 300 000 unités et connut de multiples versions motorisées par des 2.2 l, 2.5 l, 3 l V 6 ou encore 2.5 l turbo. Sa production s'achève en 1994 et elle est remplacée par la Stratus, une automobile développée en seulement 29 mois grâce à un investissement de 200 millions de dollars ( environ 1 milliard de francs français).

  • Stratus, Sebring : le plaisir de rouler à ciel ouvert !

Le cabriolet Stratus ne reprend aucun élément de structure et de carrosserie commun avec la berline du même nom. La Stratus offre quatre vraies places à ses occupants et dispose d'une capote triple épaisseur totalement escamotable à commande électrique. Finition luxueuse, le cabriolet Stratus a tous les atouts pour séduire la clientèle européenne. Son cahier des charges a été précis, le véhicule doit bénéficier de l'habitabilité et du confort d'une berline, du comportement routier d'un véhicule de Grand Tourisme et évidemment du plaisir de conduite d'un vrai cabriolet. Construite à 60 000 unités par an, la Stratus est remplacée en 2000 par la Sebring qui arbore une ligne pure et élégante. Particulièrement convaincant en matière de sécurité, de qualité, de résistance au froid mais aussi d'équipement luxueux, la Sebring s'impose comme un cabriolet de très grande classe. Mais l'histoire des cabriolets Chrysler est toujours en mouvement et la nouvelle Sebring présentée cette année en est la confirmation .