08
Février
2007
|
01:00
Asia/Baku

Mercedes-Benz à Rétromobile 2007

 

 

Rétromobile 2007

 

Dossier de presse

 

 

 

·        Les 50 ans de la 300 SL roadster

 

·        La SLS, roadster spécial

 

·        190 SL, petite mais sympa !

 

 

 

Le Salon Rétromobile, qui ouvre traditionnellement la « saison » de l'automobile ancienne en France, se déroule cette année du 16 au 25 février au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris.

 

Pour cette 32è édition, Mercedes-Benz dispose d'un stand de 204 m2 installé de le Hall 7-3 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles (stand n°23, allée D) sur lequel seront fêtés le cinquantième anniversaire de la version roadster de la mythique 300 SL – avec l'exposition d'une version de série et de la réplique du dérivé compétition baptisé SLS - et l'illustre carrière de la 190 SL, sa « petite sœur ».

 

 

 

 

 

Les 50 ans de la 300 SL roadster

 

 

En 1957, la 300 SL est déjà un « must » automobile. Née trois ans plus tôt, le fleuron de Mercedes-Benz a déjà conquis public et sportifs. Et que dire de sa ligne sans nulle autre pareille ou même de ses portes « papillons » qui ont vite fait sa célébrité ?

 

C'est donc sous l'impulsion de l'importateur américain Max Hoffmann que Mercedes-Benz a lancé la production de celle qui pris les deux premières places des 24 Heures du Mans en 1952. Toujours insatisfait, ce dernier aimerait que Stuttgart lance une version roadster de la 300 SL. Bref, la page « cabriolet » du catalogue Mercedes ne le satisfait pas, entre l'adorable 190 SL qu'il considère comme un peu juste en puissance, et la récente et fort classique 220 « ponton » qui a pourtant l'avantage d'offrir quatre places…

 

Stuttgart ne reste pas longtemps insensible à cette demande émanant d'un homme qui a déjà tant fait pour la marque à l'étoile outre-Atlantique. Les études de ce futur roadster débutent en effet dès 1955. Mieux, fin 1955, quelques éminentes têtes pensantes de Daimler-Benz testent un roadster 300 SL. Ce prototype n'est autre que la voiture qui a fini deuxième aux 24 Heures du Mans 1952 ! C'est sur ce proto que l'on testa l'adaptation de l'injection directe essence courant 53…. Entre seuils de portes trop « épais », un tunnel de transmission imposant et quelques autres broutilles genre échappement libre et latéral, on est loin de la production ! Et c'est encore lui que l'on va découvrir dans le magazine américain Collier's à l'occasion d'un reportage réalisé lors d'essais en Autriche et signé David Douglas Duncan.

 

Il faudra attendre encore deux petites années pour voir Mercedes-Benz lancer le roadster 300 SL. Et même si Max Hoffmann et l'Amérique l'attendent avec grande impatience, c'est au Salon de… Genève qu'il est officiellement dévoilé au public. Mêlant avec grâce l'esthétique du coupé et du SLR – la 300 SL version compétition qui trusta les victoires en 1955 - ce roadster marque d'emblée les esprits.

 

Le dossier de presse remis aux journalistes à l'occasion du Salon de Genève est explicite : «  La 300 SL roadster est une réponse à la demande de clients désirant une voiture rapide, confortable et ouverte ». C'est vrai qu'elle gomme une partie des critiques émises par les propriétaires de coupés : manque de place pour les bagages et chaleur récurrente dans l'habitacle. Le roadster offre donc un vrai coffre grâce à l'installation verticale de la roue de secours et à la réduction de 30 litres du réservoir d'essence, un pare-brise panoramique selon la mode (américaine) de l'époque  et une planche de bord plus moderne que celle du coupé auquel il succède sur les chaînes de production de l'usine de Sindelfingen. Les petits manomètres ronds étalés sur la base de la planche de bord disparaissent – seule l'horloge est conservée, face au passager – et font place à un duo compteur de vitesse/compte-tours encadrant de multiples voyants de contrôle. La décoration – tôle peinte ornée de baguettes chromées – est conservée.

 

Techniquement, le roadster 300 SL ne diffère guère du coupé qu'il remplace. L'ablation du toit (et des fameuses portes papillons) a imposé le renfort de la structure en treillis tubulaire du côté de la baie de pare-brise, des bas de caisse et du coffre de capote, innovation majeure sur un cabriolet en 1957 ! Si le « 6 en ligne » est repris du coupé avec l'arbre à cames compétition disponible en option offrant 20 chevaux supplémentaires (235 au lieu de 215), le train arrière du roadster passe à l'indépendance via un amortisseur horizontal central placé juste au-dessus du pont arrière et reliant les deux demi-trains.

 

La production du roadster débute en mai 1957 sous le patronyme W198-II. Succès immédiat puisque 615 roadsters sont produits jusqu'en décembre. Les phares « à globe » entrevus sur la voiture exposée au Salon de Genève ne sont pas repris de série pour les voitures exportées outre-Atlantique, où la législation locale l'empêche. Celui ne nuit heureusement guère à la plastique de cette magnifique auto qui peut s'habiller de rouge pompier, bleu clair, vert perle ou de noir. Deux furent même revêtus d'une robe framboise du meilleur goût… Et quelques photos de la chaîne dévoilent un roadster tout de jaune (vif) vêtu dont nul ne connaît la carrière !

 

En 1958, Mercedes-Benz offre un hard-top à son roadster. En tôle, utilisant les arrimages de la capote, il est proposé en cinq couleurs (noir, blanc, gris, gris graphite et gris bleu). Sur les montants, un discret sigle « 300 SL ». Cette année-là, 267 roadsters sont produits, tous dotés d'une sellerie cuir. En 1959, ils seront 200. Et 241 en 1960. L'année suivante, le roadster 300 SL est équipé de quatre freins à disques (de marque Dunlop). Sauf que les 47 premiers exemplaires produits cette année-là n'en bénéficieront pas… Et 207 autres roadsters sont produits.

C'est en revanche la révolution en 1962 ! Les blocs moteurs produits cette année-là sont « 100 % alu »…. Détail qui n'est pas repris en 1963… Ce qui fait des roadsters 300 SL cuvée 1962 – 186 exemplaires – des modèles choyés…. En 1963, ce ne sont que 91 voitures qui sont produites. Avec l'habituel bloc moteur en fonte. 1964 marque l'arrêt définitif de la production du roadster 300 SL, avec seulement 3 voitures supplémentaires officiellement produites. Au bilan, ce sont donc 1 858 unités qui ont été produits en à peine 7 ans. Mais avec un catalogue de clients assez huppés. Romy Schneider, le Shah d'Iran, Glenn Ford ou Elvis Presley roulèrent en effet en roadster 300 SL.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

La SLS, roadster spécial

 

Quelle meilleure publicité pour une automobile que la compétition…. C'est ce que pensent Max Hoffmann - l'importateur Mercedes-Benz aux USA au milieu des années 50 et initiateur de la mise en production du roadster 300 SL – et la récente entité Daimler-Benz North America. Répondant à leur souhait, Stuttgart envoie alors un roadster spécial aux USA dans le but de l'engager dans le championnat américain des circuits SCCA. Cet engin n'est autre que… le prototype de roadster aperçu en 1955/1956 et dérivé du coupé 300 SL qui monta sur la deuxième marche du podium des 24 Heures du Mans 1952 ! Aux mains de Paul O'Shea, ce roadster très spécial – 970 kilos sur la balance – enfile les victoires… dans une catégorie où il y a fort à faire face à la Maserati 300 S emmenée par Carroll Shelby ! On sait aussi qu'une seconde SLS fut envoyée aux USA le 29 mars 1958… Toutes deux ont aujourd'hui disparu…

 

La 300 SLS exposée cette année sur le stand Mercedes à Rétromobile est donc une réplique exacte de ces deux voitures, construite par Martin Tobian, grand collectionneur allemand de 300 SL, et assemblée à partir d'une épave de roadster « millésime 1957 ».

 

 

 

  

 

 

 

190 SL, petite mais sympa !

 

C'est lors du Motor Sport Show de New-York, le 6 février 1954, que Mercedes-Benz présenta la 190 SL. Ce qui n'était alors qu'un prototype trônait sur le stand de l'étoile… au pied de la première 300 SL de série. De point commun entre les deux autos, guère ! Si ce n'est que sur le premier roadster 190 SL de production qui apparaît 14 mois plus tard au Salon de Genève 1955, quelques galbes bien placés et un pare-choc avant identique offrent à la « petite » un petit air de 300 SL… Mais quoi de plus normal ? Du prototype initial de New-York - qui ressemblait fort à la récente berline 180 (la fameuse « ponton ») mais utilisait la technique de la 170 née avant-guerre -, il ne reste pas grand-chose non plus…

 

La 190 SL de série a fort belle allure. Galbée comme il le faut, dans l'air du temps, elle plaît d'emblée à la clientèle. Elle reprend une plate-forme issue de la 180 et un bloc moteur 4 cylindres double arbres cubant 1 897 cm3 et développant 105 chevaux.  Moins chic que le 6 cylindres en ligne maison apparu en 1951 certes, mais il en reprend cependant l'esprit… La production est lancée en mai 1955. Toutes les 190 SL reçoivent des sièges en simili-cuir et une capote non doublée qui se replie en un tournemain. En revanche, point de coffre pour celle-ci… Ce n'est pas la 300 SL ! Mercedes-Benz propose en revanche d'emblée un hard-top en option – associé à des sièges cuir mieux rembourrés - et la possibilité d'installer une petite banquette d'appoint juste derrière les sièges avant. En 1955, Mercedes-Benz proposait aussi une variante « compétition-client » avec portes plus échancrées en aluminium et petit saute-vent en plexiglas en lieu et place du pare-brise classique. Une version qui eut un succès très éphémère…

 

Durant ses 9 années de carrière, la 190 SL ne connut que des évolutions de détail : éclairage de plaque d'immatriculation intégré aux bananes de pare-choc dès la fin 56, poignées de portes intérieurs revues la même année, lunette panoramique pour le hard-top en 1958, ou encore enjoliveurs de carrosserie… Rien de fondamental. La 190 SL fut proposée en dix teintes de carrosserie, du noir au blanc en passant par le bleu clair, l'ivoire ou le vert nacré.

 

Entre mai 1955 et février 1963, 25 881 roadsters 190 SL furent construits. La meilleure année fut 1956 avec 4 032 unités produites.

 

DaimlerChrysler et les anciennes

 

Pour DaimlerChrysler, les anciennes sont aussi choyées que les modèles neufs. Depuis plus de quarante années, la section « Classic » de DaimlerChrysler collecte archives et modèles de la marque à l'étoile. Mieux, une politique de disponibilité de pièces détachées de voitures anciennes a été mise en place. Il est ainsi possible à un amateur ou à collectionneur de trouver en concession « la » pièce détachée qui lui fait défaut ! Mieux, celle-ci peut être livrée dans un délai aussi rapide que pour une pièce d'une voiture en production. De même, il est possible de confier la restauration complète d'un Mercedes ancienne au CTRC de Stains, propriété de DaimlerChrysler France, ou au DaimlerChrysler Classic, installé à Felbach dans la banlieue de Stuttgart. Un centre hors du commun dans lequel il est possible de trouver une pièce détachée mais aussi un modèle complet, restauré ou non, rare ou plus courant.

 

DaimlerChrysler a inauguré au printemps dernier son nouveau musée, situé à Stuttgart. Outre une architecture hors norme, il présente une collection unique de modèles étoilés, des prémices de l'aventure Mercedes aux poids-lourds et autres bus qui font partis de la longue histoire de la firme.

 

DaimlerChrysler France est aussi soucieuse de son riche passé. Une vingtaine de voitures marquantes de son histoire sont conservées par la filiale française à fins d'exposition ou de prêts pour essais, publicité ou film.

 

 

 

 

 

 

Contact :

DaimlerChrysler France

Pascal-Eric Montazel

Tél. : 01 39 23 54 06

pascal-eric.montazel@daimlerchrysler.com

 

Olivier Amélineau

Tél. : 01 39 23 59 84

olivier.amelineau@daimlerchrysler.com

 

Annexes

 

Les clubs oldtimer Mercedes-Benz

 

Depuis plusieurs années, le Groupe DaimlerChrysler œuvre de manière active dans la préservation du patrimoine exceptionnel que représente la marque  Mercedes-Benz, qu'il s'agisse de la fabrication ininterrompue des pièces d'origine oldtimer ou du soutien apporté aux clubs véhicules anciens. 

 

Le Club Mercedes-Benz de France

 

Créé  début 1977 à  l'initiative  de deux passionnés de la marque, Lionel Baligand et Patrice Cousin, le Club réunit aujourd'hui plus de  600  membres. Très actif, le Club bénéficie de l'agrément officiel et du soutien de DaimlerChrysler  France, dans le cadre de la démarche de préservation et de  la volonté de faire connaître le patrimoine historique de la marque Mercedes-Benz.

 

Plusieurs  manifestations  sont  organisées  dans  l'année.  Outre le stand Mercedes  sur  Rétromobile,  le Club propose à ses membres de nombreuses sorties chaque année, comme le traditionnel Grand Rallye du Club.

 

En  décembre 2004, le Club s'est donné un nouveau président en la personne de Michel Combes qui a succédé à Claude Bichelberger, à la tête du club pendant plus de 15 ans.

 

Toutes  les  informations  pratiques  sont disponibles sur le site du club, très complet (dossiers techniques, manifestations, petites annonces, etc.), lancé en 2002. L'adresse est http://clubmercedesbenz.free.fr

 

 

 

 

 

 

 

Le Club 190 SL

 

Le Club 190 SL France, créé il y a une dizaine d'années, regroupe plus de 200 propriétaires de 190 SL.

 

Le club permet, via son site Internet, son bulletin et ses membres, de conseiller les possesseurs dans la restauration de leur véhicule, de trouver les pièces recherchées, de fournir de la documentation...

 

Le Club organise des sorties trimestrielles en 19O SL, l'occasion pour les passionnés de se retrouver au volant de leur belle le temps d'un week-end, en France ou ailleurs. Au programme également des déplacements pour les grandes courses historiques. Des visites des musées ou encore des usines Mercedes-Benz en Allemagne sont organisées une fois par an.

 

Le bulletin du club 190 SL, adressé à tous les membres du club, fournit tout type d'informations utiles : formations techniques, petites annonces, échanges de pièces, bonnes adresses. Il fédère les membres du club autour d'évènements (récit de week-end, concours, etc.).

 

Le club 190 SL est présidé par le dynamique Jean-Pierre Fouquet.

 

L'adresse du site du club, très complet, est http://190sl-France.mercedes-benz-clubs.com

 

 

 

 

 

 

Mercedes-Benz 300 SL roadster W 198 II  (1957)

Moteur

Nbre de cylindres/disposition

 

6/ligne incliné à 45° à gauche, 2 soupapes par cylindre

Cylindrée

cm³

2 996

Alésage x course

mm

85 x 88

Puissance nominale

Couple maxi

Ch

mkg

215 à 5 800 tr/min

28 à 4 600 tr/mn

Compression

 

8,55 : 1

Préparation du mélange

 

Injection directe Bosch

Transmission

Boîte de vitesses

 

Boîte mécanique 4 rapports

Embrayage

 

Embrayage monodisque à sec

Démultiplications

Rapp. pont

1ère

2ème

3ème

4ème

MA

3,64

3,34

1,97

1,39

1

2,73

Train de roulement

Essieu avant