20
Novembre
2013
|
01:00
Asia/Baku

Après 27 ans de bons et loyaux services, le Vario tire sa révérence

Le Vario et son prédécesseur (T2) : les qualités d'un véhicule utilitaire et d'un camion de petit tonnage

1986 : le T2 fait son apparition

1991 : le T2 déménage de Düsseldorf à Ludwigsfelde

1996 : le nouveau Vario : esthétique modifiée et technologie complètement repensée

2013 : sprint final pour sa dernière année de production

Le Vario : prêt à faire son entrée au musée et à retourner au travail

C'est la fin d'une ère. C'est en effet il y a quelque semaines – le 27 septembre précisément – qu'est sorti de l'usine Mercedes-Benz de Ludwigsfelde le dernier utilitaire lourd de la gamme Vario. Après 17 ans de production, et même 27 si l'on compte son prédécesseur, le T2, similaire par bien des aspects. Après toutes ces années de service, cet utilitaire lourd, incontournable sur le marché, prend une retraite bien méritée. Durant cette période, 90 743 Vario sont sortis des chaînes de Ludwigsfelde et 138 407 T2 des usines de Ludwigsfelde et de Düsseldorf.

Volker Mornhinweg, responsable de la division Mercedes-Benz Vans, déclare : « Une durée de production aussi longue démontre l'authenticité de son succès. Au fil des décennies, le Vario et son prédécesseur ont su se construire une réputation légendaire. Ces deux véhicules ont comblé un manque existant entre les différents segments des véhicules utilitaires classiques : ils ont su allier les qualités des véhicules utilitaires à celles des poids lourds. »

Mais après plus d'un quart de siècle, le Vario atteint aujourd'hui ses limites. La réglementation européenne sur le permis de conduire, autorisant la conduite avec un permis B pour les véhicules de moins de 3,5 t uniquement, a progressivement réduit le segment du Vario. Il aurait également fallu faire des investissements considérables pour se conformer à la nouvelle norme Euro VI. Avec près de 3 000 unités par an, le Vario n'était pas en mesure de remplir ces critères.

Vario : le grand classique de Ludwigsfelde

L'arrêt de production d'un véhicule est rarement l'occasion de faire la fête. Pourtant, le Vario, utilitaire de légende, l'a bien mérité. « Mercedes-Benz Vario : le grand classique de Ludwigsfelde », pouvait-on lire lors de la cérémonie d'adieu organisée dans l'usine Mercedes-Benz brandebourgeoise, devant les portes de Berlin le 27 septembre. Les 2 000 employés de cette usine ont tissé des liens particuliers avec cet utilitaire. Développé avec succès à Ludwigsfelde au milieu des années 1990, ce véhicule y a été, par la suite, fabriqué pendant 17 ans.

Michael Bauer, directeur de l'usine Mercedes-Benz Ludwigsfelde, explique : « Pour l'usine de Ludwigsfelde, le Vario a une saveur particulière. Il a été développé ici et fabriqué uniquement ici : c'est « notre » utilitaire. C'est pourquoi je tiens à remercier tous les employés qui ont fait preuve d'engagement, de zèle et d'énergie dans la production de ce véhicule. Aujourd'hui, nous pouvons être fiers de cette success story qui a su durer et qui est absolument unique dans l'histoire des utilitaires. »

L'impressionnante galerie des ancêtres du Vario

Le Vario peut se targuer d'avoir une impressionnante galerie des ancêtres. C'est en effet le dernier descendant d'une lignée de légendes, comme le L 319 présenté en 1955 et celui qu'on appelle le « fourgon de Düsseldorf », lancé en 1967. C'est avec ces deux modèles que l'ancien groupe Daimler-Benz AG fait son entrée dans le segment des utilitaires lourds au milieu des années 50 et 60. En même temps, ces véhicules ont ouvert la voie à Mercedes dans le segment des utilitaires, aujourd'hui largement diversifié, avec le Sprinter, le Vito et le Citan. En 1986, un troisième modèle d'utilitaire est présenté : le Mercedes-Benz T2. Qu'il s'agisse du L 319, du « fourgon de Düsseldorf » ou du T2, ce sont tous devenus des classiques, durables et incontournables, grâce à leur robustesse, leur individualité et leur caractère fonctionnel.

En 1986, le précurseur du Vario fait son entrée en scène

Le nouvel utilitaire T2 fait son entrée en 1986. En près de 20 ans, son prédécesseur, le « fourgon de Düsseldorf », surnommé ainsi à cause de son origine, a été produit à 500 000 exemplaires. À cette époque, les véhicules utilitaires à l'étoile ne portaient pas de nom. Len « T2 » fut en fait l'utilitaire Mercedes le plus produit au milieu des années 80.

Comme son prédécesseur, le T2 comblait un manque entre les utilitaires et les poids lourds, c'est-à-dire des véhicules dont le PTC était compris entre 3,5 t et 7,5 t. Du châssis à la cabine, il a été complètement repensé. Le véhicule se fond dans le paysage des utilitaires Mercedes-Benz. L'esthétique intemporelle et neutre, ainsi que la structure plus courte du capot, ont été repris du fourgon T1 (également appelé « le fourgon de Brême »). Du camion de petit tonnage de la série LN2 (prédécesseur de l'Atego actuel), le T2 a repris des éléments comme le tableau de bord, les sièges et de nombreux autres composants de la cabine.

Comme ses deux collègues, le T2 est également identifiable par la ligne arrondie de sa planche de bord, du côté de la fenêtre latérale de la cabine. Le marchepied situé derrière l'essieu avant est typique des utilitaires. Quant à la construction du châssis, elle est typique des poids lourds, de même que le P.T.A.C de 7,5 t maximum et le P.T.R.A. de 15 t maximum.

Polyvalent et robuste

La gamme compte alors 125 modèles disponibles mais aussi plus de 1 400 options. Disponible en trois empattements, le nouveau T2 existe en version fourgon, véhicule à plate-forme, véhicule à benne basculante, mais aussi en châssis-cabine, châssis-auvent, ainsi qu'en cabine double, y compris en fourgon. On y ajoute aussi la même année un tracteur pour semi-remorque et un modèle à traction avant. Et en 1987, c'est au tour d'une version minibus de faire son apparition.

L'espace de chargement du fourgon atteint 17,4 m³. Malgré sa carrosserie anguleuse, le T2 est plus aérodynamique que son prédécesseur, grâce à ses angles plus arrondis. Les essieux rigides et robustes, dotés de ressorts paraboliques confortables, sont caractéristiques du train de roulement, de même que les amortisseurs asservis à la charge. Nouveauté dans cette gamme de tonnage : des freins à disque à l'avant.

Technologie des moteurs des utilitaires et des poids lourds

La gamme de moteurs mèle à la fois des blocs utilitaires et poids lourds. Avec comme version de base un 4 cylindres développant 53 kW (72 ch). On a repris des poids lourds le 4 cylindres de 4,0 l de cylindrée, doté d'une injection directe et développant une puissance de 66 kW (90 ch). En version turbo, il développe 85 kW (115 ch). En outre, le T2 est également disponible en version essence 4 cylindres (70 kW/95 ch). La transmission se fait par une boîte de vitesses à 5 rapports et une boîte de vitesses automatique à 4 rapports est également disponible. La direction assistée est de série sur le 7,5 tonnes, en option sur tous les autres tonnages. La gamme du T2 s'étend du 507 D au 811 D. Le premier chiffre représente le poids total arrondi en tonnes, les deux derniers chiffres la puissance du moteur arrondie en chevaux.

Des améliorations systématiques caractérisent le T2

Deux ans seulement après son lancement, le T2, dans sa version 814 D, reçoit une nouvelle motorisation plus puisssante, un 4 cylindres développant 100 kW (136 ch). Une variante de moteur qui impose une boîte de vitesses à 6 rapports. Le T2 s'est parfaitement implanté sur le marché. Avec environ 15 000 exemplaires produits par an, il est tout à fait digne de la carrière florissante de son prédécesseur.

En 1990, le T2 reçoit une nouvelle motorisation de base. Plus léger, le nouveau moteur diesel 4 cylindres de 2,3 l de cylindrée en version 508 D développe 58 kW (79 ch). Désormais, la direction assistée est de série sur cet utilitaire, et l'optionnelle boîte de vitesses automatique a désormais 5 rapports.

De plus, une variante quatre roues motrices vient enrichir la gamme. L'entraînement des 4 roues motrices est activé en permanence et une transmission à distribution répartit la force entre l'essieu arrière et l'essieu avant selon le rapport 72/28 %. Cette version quatre roues motrices est destinée au secteur de la construction, aux activités communales, aux services d'urgences, ou encore aux fournisseurs d'énergie. Un réducteur commutable en fonction du terrain permet de réduire la vitesse de chaque rapport de 60 % et d'augmenter la force de traction de la même valeur. Le différentiel longitudinal peut être bloqué, ainsi que le différentiel de l'essieu arrière en option.

1991 : le T2 déménage de Düsseldorf à Ludwigsfelde

À cette époque, des événements politiques décisifs agitent l'Allemagne et l'Europe. Le 9 novembre 1989, c'est la chute du Mur de Berlin. Un an plus tard, suite à la réunification de l'Allemagne, l'ancien groupe Daimler-Benz AG acquiert l'usine de Ludwigsfelde.

Dans les années 30, Daimler-Benz avait construit une usine de moteurs d'avions, au sud de Berlin. Après la deuxième guerre mondiale, elle fut démontée et expropriée. Dans les années 60, du temps de la RDA, des camions de petit tonnage de la marque IFA, en versions W 50 et L 60, y sont construits. La gamme, assez désuète, n'avait aucune chance de survivre dans ce nouveau contexte. Daimler-Benz acquiert alors une partie importante de cette usine.

Pendant un temps, les employés de Ludwigsfelde assemblent uniquement les camions de petit tonnage de la marque à l'étoile. Mais l'usine est surtout devenue le berceau du T2. En 1991 et 1992, le T2, avec ses 89 232 exemplaires, déménage de Düsseldorf à Ludwigsfelde. Le changement se fait progressivement à Ludwigsfelde et le 6 septembre 1991, le premier T2 sort enfin des chaînes de production. À partir de 1992, la fabrication du véhicule utilitaire se fait entièrement à Ludwigsfelde.

Du T2, véhicule éprouvé, au nouveau Vario

En 1993, le signal de départ est donné pour le projet Vario : les ingénieurs de Ludwigsfelde développent avec leurs collègues de Stuttgart l'utilitaire T2 qui deviendra l'actuel Vario. Le développement prendra 27 mois. Le 11 juillet 1996, le premier Vario sort des chaînes de Ludwigsfelde. Cela ne marque pas encore la fin du T2 : ce n'est que le 12 décembre 1996 que le dernier exemplaire de cet utilitaire sort des chaînes de production. Ce dernier véhicule fut offert aux pompiers de Ludwigsfelde.

1996, le nouveau Vario : esthétique modifiée et technologie complètement repensée

D'extérieur, le Vario ressemble en tout point à l'ancien modèle : l'habillage de tôle reste quasiment identique. Le nouvel utilitaire est facilement identifiable grâce à sa calandre en V noire. Les nouveaux phares, plus grands, sont biseautés et éclairent sur les côtés. Quant aux clignotants, ils sont positionnés au-dessus des projecteurs. Plus importantes encore, ce sont les qualités intérieures du Vario qui font la différence.

Une nouvelle génération de moteurs

Les moteurs diesel modernes trouvent naturellement leur place sous le capot court inchangé. Du Sprinter, le Vario a repris le nouveau moteur 5 cylindres chargé de 2,9 l de cylindrée et doté d'une injection directe. Le moteur développe une puissance de 90 kW (122 ch) et le couple atteint 280 Nm.

Le moteur 4 cylindres turbo est entièrement nouveau : il cube 4,25 litres et reçoit une injection directe. Il développe 100 kW (136 ch) et permet d'atteindre un couple de 520 Nm. Le moteur 4 cylindres doté de trois soupapes et d'un système d'injection à injecteur-pompe a été inauguré sur le camion LK de Mercedes-Benz. Ces deux moteurs sont conformes à la nouvelle norme Euro II sur les émissions polluantes.

Qu'il s'agisse de transmission, de freins, de direction ou de groupes auxiliaires, tout est nouveau

Le moteur diesel 5 cylindres est couplé à une boîte de vitesses à 5 rapports. La puissance du moteur 4 cylindres est transmise de série par une boîte 5 vitesses, et en option par une boîte 6 vitesses. Une version automatique est également proposée. Les groupes auxiliaires et les freins à disque ventilés à l'intérieur sur les quatre roues sont également nouveaux. En option, un ralentisseur peut être monté en usine pour faire office de frein supplémentaire. Il y a de même une suspension pneumatique sur l'essieu avant et arrière. Une nouvelle direction assistée vient aussi d'être développée. Le fourgon existe en trois empattements, mais un quatrième est disponible en châssis-cabine. Les tonnages ont été revus : le Vario couvre une plage comprise entre 6 et 7,5 t de PTC, correspondant aux modèles allant du 612 D à 814 D.

Intérieur de la cabine conducteur totalement repensé

La tôle de la cabine conducteur n'a quasiment pas changé. En revanche, à l'intérieur, le conducteur peut désormais profiter de nouveaux instruments. Les habillages de portières et les sièges sont également nouveaux. Le Vario offre aussi plus de rangements. Quant aux rétroviseurs extérieurs, ils sont chauffants de série et peuvent être réglables électriquement en option. Les accessoires pour le confort, comme la climatisation, les sièges chauffants électriques et les lève-vitres électriques, améliorent le confort à bord du Vario. Sur le fourgon, la porte latérale coulissante est de série.

Avec ce véhicule, Mercedes-Benz cible les agences de location de voitures, les industries et les métiers artisanaux, les métiers de la construction principaux et secondaires, les détaillants de produits alimentaires, les métiers du transport, ou encore le transport public de personnes. Convenant à tous, ce véhicule utilitaire lourd porte bien son nom, Vario. Ainsi, il existen en 137 configurations différentes : fourgon, plate-forme, benne basculante, avec compartiment standard, isolant et frigorifique, mais aussi en cabine double et châssis-cabine.

Peu après son lancement, on assiste au printemps 1997 à l'introduction d'une version 4 roues motrices. Là aussi, le Vario 4x4 est un professionnel du tout-terrain robuste, avec une transmission intégrale permanente. Les roues et les pneus augmentent la garde au sol, les suspensions renforcées la charge admissible et les stabilisateurs la stabilité de conduite. Chargé, le Vario 4x4 peut grimper une pente pouvant aller jusqu'à 70 % en mode solo, c'est-à-dire sans remorque.

Tout comme le T2, le Vario a fait ses preuves comme châssis pour minibus en version de longueur intermédiaire. De nouveau, Mercedes-Benz présente sa propre gamme, dont la référence est le fourgon. La version minibus standard, avec ses quatre fenêtres latérales et ses portières sur les ailes arrière, convient bien au transport d'écoliers, ainsi qu'au transport de personnes sur des lignes interurbaines. La version car, plus raffinée, se distingue par ses vitres panoramiques teintées, avec ses deux grandes vitres de chaque côté et son coffre avec hayon. L'habitacle est doté de sièges de voyage, de rangements, de liseuses et d'un système de ventilation par jet.

Malgré, ou en raison de son côté robuste, le Vario se fait de nombreux alliés, même parmi les fabricants de véhicules de tourisme de luxe : sa capacité de charge et sa maniabilité ont su convaincre, même dans ce segment.

1998 : nouvelle motorisation de pointe et variante minicar

Au salon IAA de 1998, grande nouveauté : le dispositif de frein anti-blocage (ABS) est proposé de série. La nouvelle motorisation de pointe du 815 D augmente la puissance du moteur à 112 kW (152 ch).

Deux ans plus tard, le Vario sert de référence à la version minicar de Mercedes-Benz, le Medio. Elle a été fabriquée en collaboration avec un carrossier italien. Avec un P.T.A.C. de 8,2 t maximum, le Medio arbore une carrosserie composée d'un châssis tubulaire en acier, avec un revêtement de panneau en plastique renforcé de fibres de verre (PRV). Les moteurs du Vario sont conformes à la nouvelle norme Euro III sur les émissions polluantes, tandis que le moteur 5 cylindres compact est supprimé.

À partir de 2002, le Vario version 818 D est à nouveau repensé : son moteur 4 cylindres de 4,25 l de cylindrée développe désormais jusqu'à 130 kW (177 ch). De même, le couple est plus important avec 675 Nm. La gamme offre alors trois puissances : 100 kW (136 ch), 110 kW (150 ch) et 130 kW (177 ch), cette dernière recevant de série une boîte de vitesses à 6 rapports. Le poste de conduite se modernise : pour la première fois, on peut choisir en option un système de navigation et avec système audio combiné.

Au printemps 2003, une cérémonie est organisée le 23 avril pour la sortie de l'usine de Ludwigsfelde du 50 000ème Vario.

Refonte totale en 2006

Dix ans après son lancement, la gamme Vario subit un remaniement total suite à l'introduction des normes Euro IV et Euro V sur les émissions polluantes. A la manœuvre désormais, des moteurs Blue Tec peu polluants, dotés de la technologie SCR (SCR = Selective Catalytic Reduction) et d'une injection AdBlue pour le nettoyage des gaz d'échappement. Là aussi, trois puissances sont disponibles, mais avec un étalement légèrement différent : 95 kW (129 ch) et un couple de 500 Nm, 115 kW (156 ch) et un couple de 610 Nm, ainsi que 130 kW (177 ch) et un couple de 675 Nm. Tous les Varios sont dotés d'une boîte de vitesses à 6 rapports, la boîte de vitesses automatique à 5 rapports étant en option.

L'intérieur est également modifié : les habillages des portières, dotés de rangements intégrés, les protections modifiées des passages de roue et le tableau de bord bicolore contribuent aussi à améliorer le poste de conduite, de même que les nouveaux habillages intérieurs, le plafonnier et les revêtements.

La version rajeunie du Vario est bien accueillie : en 2007, la production augmente exactement de 5 200 véhicules. En même temps, la gamme jumelée Vario/T2 est prête à faire son entrée au musée : le nouveau musée Mercedes-Benz de Stuttgart accueuille désormais, parmi de nombreux trésors automobiles, un fourgon T2 de type 508 D de 1994.

2013 : sprint final pour une dernière année de production

Durant les six dernières années de production du Vario, le véhicule ne subit pas de modification majeure. Le véhicule utilitaire lourd fait sa dernière apparition publique importante au salon IAA 2012. On peut déjà prédire, à cette occasion, la fin de sa longue carrière.

Depuis janvier 2013, c'est le sprint final : de nombreux clients commandent une dernière fois l'utilitaire à l'étoile, une reconnaissance pour le Vario et ses qualités. L'usine de Ludwigsfelde augmente une fois de plus son temps de travail hebdomadaire et embauche même des équipes supplémentaires ! Jusqu'à fin septembre, 2 975 unités sortent des chaînes de production. Le 27 septembre 2013, le dernier Vario, le numéro 90 743, est fabriqué à Ludwigsfelde.

Trois modèles pour reprendre le flambeau

À l'instar des autres légendes, le Vario n'a pas de successeur direct. Cependant, un trio suit ses traces. Avec les Sprinter et Atego, mais aussi et surtout avec le Fuso Canter, le Vario a trouvé ses remplaçants. A Ludwigsfelde, le Mercedes-Benz Sprinter a depuis longtemps endossé le rôle de modèle le plus produite de l'usine. Tous les ans, environ 40 000 exemplaires en version châssis sortent des chaînes de production. Le nouveau Sprinter, présenté au début de l'été 2013, a su convaincre par son entrée réussie sur le marché.

Vario : prêt à faire son entrée au musée et à retourner au travail

Après presque 30 ans de carrière, c'est au tour du Vario de faire son entrée au musée : l'un des derniers exemplaires a ainsi été envoyé à celui de la marque, à Stuttgart. Il s'agit d'une version tracteur, présentée au milieu d'autres modèles d'anthologie de l'étoile : un Classique parmis les Classiques. Mais, à la fin de sa longue carrière, le Vario est toujours prêt à répondre aux attentes des clients : le dernier exemplaire a ainsi été livré à la société Reichel Elektroinstallation & Metallbau de… Ludwigsfelde !

La boucle est ainsi bouclée : en 1996, l'entreprise avait acquis le premier modèle du prédécesseur du Vario. Le gérant de l'entreprise, Michael Reichel, est convaincu par l'utilitaire : « Au plus tard, nous aurions acheté un nouveau Vario en 2016, afin de remplacer nos deux Varios qui auraient eu dix ans. Mais, à l'annonce de la cessation de la production, nous avons décidé d'anticiper cette nouvelle acquisition. Comme nous avions déjà acheté le premier Vario, nous voulions également être l'entreprise ayant acheté le dernier Vario. »

Dates-clés de l'histoire des Mercedes-Benz Vario/T2

1986 : lancement du T2 à l'usine de Düsseldorf

1991/92 : la production du T2 est transférée à Ludwigsfelde. La production démarre le 06/09/1991

1993 : début du développement du Mercedes-Benz Vario

1996 : le premier Vario quitte les chaînes de production le 11 juillet

2006 : modification de la chaîne cinématique et de l'habitacle

2013 : fabrication du dernier Vario le 27 septembre