20
Février
2019
|
17:00
Asia/Baku

2018, encore une belle année pour l’étoile

Résumé
  • Daimler Trucks, record pour le n°1 mondial

  • Mercedes-Benz France, 1er importateur en France

  • Fuso, progrès et espoir

  • Et toujours des camions spéciaux

  • Un service toujours « au top »

  • 2019 : Actros 5 et motorisations alternatives

Paris/Montigny-le-Bretonneux – Martin Daum, membre du Board Management de Daimler AG, en charge des camions et des bus, l’a annoncé la semaine passée : l’année 2018 a été pour Daimler Trucks celle de tous les records ! Record en terme de volume avec 517 300 véhicules, 10 % en plus qu’une année plus tôt – 470 700 en 2017. Record en termes de chiffre d’affaires également avec 38,3 milliards d’euros, en nette hausse (35,8 milliards en 2017), comme l’EBIT à 2,753 milliards d’euros (en hausse de 16 % vs 2017 à 2,383 milliards) et le ROS (Return on Sales) à 7,2 % (6,7 % en 2017).

Réussite mondiale puisque Daimler Trucks a conforté ses positions sur quasiment l’ensemble des marchés où l’une de ses 6 marques est présente. Deux exceptions : la Turquie et l’Argentine, deux pays en forte récession économique à l’heure actuelle. Dans l’Europe des 30 (EU30), Mercedes-Benz a conquis quelques clients supplémentaires : 85 400 ventes en 2018 contre 82 300 une année plus tôt, malgré des situations variées. Deux exemples : l’Allemagne a vendu 32 900 camions (31 700 en 2017), la Grande-Bretagne 8 100 (9 100 en 2017). La Turquie reste à part, avec un marché globalement à la baisse. En Amérique du Nord (NAFTA), Daimler Trucks a nettement amélioré ses positions : 189 700 unités vendues contre 165 000 une année plus tôt. Avec un marché purement américain en forte hausse : 160 600 unités, 140 200 en 2017. Freightliner est toujours n°1 dans la région, la marque Western Star améliorant elle aussi ses positions. Celle-ci est plus contrastée en Amérique du Sud, même si les ventes ont augmenté : 38 200 en 2018 (30 500 en 2017). Au Brésil, Mercedes-Benz est redevenue n°1 dans un marché en très nette hausse après des années de dure récession : 21 400 unités contre 13 400 en 2017. En Argentine, en revanche, le bilan est nettement négatif dans un pays où le marché a justement tout aussi largement chu. En Asie, le groupe a progressé nettement : 164 700 ventes contre 148 600 en 2017. Stagnation au Japon (44 000 en 2018 contre 44 800 en 2017) mais très nette amélioration en Indonésie : 64 200 unités distriobuées contre 42 700 un an plus tôt !

Mercedes-Benz, premier importateur français

Sur le marché français, qui a atteint un niveau élevé avec 53 133 immatriculations (en hausse de 7 % vs 2017 en plus de 6 tonnes), Mercedes-Benz a une nouvelle fois conforté sa place de leader des importateurs avec 7 923 immatriculations (en hausse de 5,6 % vs 2017). Une deuxième place finale (15 % de parts de marché), premier importateur dans l’hexagone, une « tradition » depuis l’arrivée de la marque de Stuttgart en France au lendemain du second conflit mondial.

Avec 4 184 immatriculations dans le segment des tracteurs, Mercedes-Benz a fait presque aussi bien l’an passé qu’au cours de l’année 2017. Mais l’étoile se place, à quelques unités près, en quatrième possition de ce segment. En revanche, dans celui des porteurs, les résultats 2018 sont très positifs avec une hausse de 22,2 % pour les plus de 16 tonnes (3 092 immatriculations contre 2 530), mais une baisse dans les moins de 16 tonnes (647 unités contre 714), « sous segment » en nette baisse en France comme dans toute l’Europe. L’étoile conforte ainsi sa place de leader incontesté dans le domaine des applications liées au béton (pompe, malaxeurs, etc), au dépannage et TP (autres que malaxeurs) et sa deuxième place dans celles des bennes, plateau-distribution et des porte-conteneurs. C’est aussi le résultat de la politique « carrossiers », initiée en France à l’automne 2014, et qui porte ses fruits. Mercedes-Benz est ainsi en 1ère position sur le marché français des malaxeurs (32,59 % de PDM) et dépanneuse (31,44 % de PDM), en deuxième sur celui des bennes (21,28 % de PDM), des porte-conteneurs (20,47 % de PDM) et des plateaux-distributeurs (19,77 % de PDM), et sur l’ultime marche du podium pour les fourgons, les citernes ou ceux destinés au transport frigorifique.

Fuso, progrès et espoir

Avec le Canter, assemblé au Portugal, le groupe Daimler dispose d’un complément de gamme idéal aux « gros » Mercedes-Benz. Disponible dès 3,5 tonnes et juqu’à 8,55 tonnes, référencé par l’UGAP, le petit camion nippo-portugais a réalisé une excellente année 2018. Dans un marché en baisse de 3,9 %, Fuso est en hausse l’an passé de 14,5 % avec 608 immatriculations (531 en 2017). Si autrefois, le Fuso Canter était largement acheté en moins de 3,5 tonnes, la part des « petits lourds » a repris du poil de la bête avec quasiment 50 % des ventes totales françaises. Fuso dispose en effet avec le Canter EcoHybrid d’un modèle particulièrement adapté aux besoins nouveaux d’une distribution urbaine désormais sensible aux émissions de CO2 : 25 % de consommation en moins avec cette version (vs. diesel classique) pour un coût amortissable en seulement quatre ans. Une offre unique sur le marché plébiscitée par nombre de clients – livraisons urbaines, bennes à ordures ménagères, etc.

Mais ce n’est pas tout ! Depuis fin 2016, Fuso assemble une version électrique de son Canter. Produit au Portugal, déjà en service en Allemagne, aux USA ou au Japon, le eCanter va entrer en service dans quelques jours en France. Avec son autonomie d’une centaine de kilomètres et sa charge utile similaire à celle des versions essence, il est parfaitement adapté à la distributiuon urbaine et péri-urbaine.

Camions spéciaux

Du côté de la gamme « Spécial Trucks » - Unimog et Econic -, Mercedes-Benz a aussi connu un certain succès. En particulier du côté de l’Econic qui, avec une gamme pouvant se nourrir au gaz, a connu une excellente année 2018. Et 2019 s’annonce radieux : de nombreuses commandes ont été prises ! Avec sa cabine basse, ce camion « différent », désormais disponible dans sa version gazole couplé à la boîte semi-automatique PowerShift maison issue des gammes classiques de l’étoile, offre une sécurité hors pair en circulation urbaine. Un « plus » qui séduit de plus en plus. Du côté des Unimog, 2018 a été une bonne année. Et 2019 s’annonce du même tonneau : la version agricole – vitesse limitée à 60 km/h, entre autres « plus » - va être présentée officiellement au SIMA – 24/28 février à Villepinte - la semaine prochaine. Un « plus » client certain – nul besoin d’un permis spécial pour la l’utiliser - pour ce camion hors norme à la renommée certaine.

Service : toujours « au top »

Fidèle au slogan maison « les camions coûtent, les nôtres rapportent », Mercedes-Benz Trucks France a mis les bouchées doubles dans le domaine du service. En s’appuyant sur un réseau de distributeurs et de réparateurs motivés et en excellente santé, l’étoile a vendu deux camions neufs sur trois avec une extension de garantie ou un contrat d’entretien. Mieux, près de la moitité de nos clients a opté pour FleetBoard, la télématique embarquée « made in Daimler » qui permet de gérer aisément et à distance camions, marchandises et hommes ! 2018 fut aussi pour la firme de Stuttgart l’occasion de poursuivre le déploiement de son offre « Mercedes-Benz Uptime » qui permet une gestion prédictive du camion. Un service unique encore aujourd’hui en France, permis par une « boîte noire » baptisée « Truck Data Center » montée sur la grande majorité des camions produits, et qui optimise au mieux l’utilisation du camion. L’idée est simple : il s’agit de prévenir les pannes et/ou organiser l’entretrien des camions afin de réduire au mieux leur immobilisation.

2019, Actros 5 et motorisations alternatives

Vous l’avez découvert en septembre dernier à l’IAA : l’Actros 5 – cinquième évolution importante sur ce prodouit lancé il y a désormais plus de 30 ans – sera produit à la fin de printemps, et donc sur les routes françaises au début de l’été. Plus de 60 innovations font évoluer nettement le best-seller de Stuttgart. Citons ici cinq d’entre elles : les MirroCams, des caméras qui remplacent les traditionnels rétroviseurs extérieurs et qui augmentent l’angle de rétrovision du chauffeur ; le cockpit digital avec des écrans plats tactiles en lieu et place de la planche de bord classique ; l’Active Drive Assist, qui permet à l’Actros de proposer une conduite semi-autonome ; l’ABA5 – Active Brake Assits génération 5 – qui permet de stopper le camion face à un obstacle mobile ou immobile ; le PPC – Predictive Powetrain Control – aujourd’hui calibré pour la circulation interurbaine. Bref, ce nouvel Actros, véritable geek de la route, a tous les atouts pour faire parler de lui ! A signaler que la gamme Arocs – version BTP de l’Actros – peut aussi bénéficier de ces nouveautés.

C’est aussi au dernier IAA de Hanovre que Mercedes-Benz a dévoilé une version gaz de son Actros – la gamme Antos de porteurs lourds abandonne son prénom pour celui d’Actros. Le moteur de cette nouvelle version NGT est connu : c’est celui de l’Econic NGT, soit le 6 cylindres en ligne OM 936 G de 7,7 litres développant 222 kW/302 ch. Cet Actros NGT, uniquement proposé en version porteur 18 ou 26 tonnes, peut bénéficier de l’ensemble des nouveautés apportées à la gamme Actros/Arocs.

L’Actros eTruck, dévoilé sous forme définitive en 2017, est désormais en service en Allemagne et en Suisse. Dix exemplaires de ces camions d’essais sont en effet actuellement testés en conditions réelles afin de valider les composants nécessaires à l’utilisation de cette technologie nouvelle avant mise en production à la fin de l’année prochaine.

L’année 2019 réserve bien d’autres nouveautés et évolutions : nous en reparlerons en temps voulu !